Intercoop 25 - Que se passe-t-il à Scopéli?

Salut Julien,

nous étions assez nombreux à découvrir cette affaire à qq jours de l’Intercoop. Donc pas facile de réagir au mieux dans ces conditions.
Désolé que tu te sois senti seul. Je diffère un peu sur le point des positions générationnelles sachant que très peu de personnes ont exprimé un avis. Don’t give up on the boomers :wink: !!
Ca pourrait être bien d’entreprendre à chaud et dès maintenant le travail sur la carte de bonne conduite de la prochaine Intercoop. Ca évitera d’avoir trop la pression lorsque l’événement approche et permettra à chaque structure de prendre le temps de la discuter en interne. En plus ça nous fera réfléchir : on gagnera un an sur la « bataille des mentalités ».

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Merci Eric, en fait de code de conduite en voici un qui m’a beaucoup inspiré, et qui m’inspire toujours !

Merci Julien. Très bon document et très bonne base pour encadrer tout ce qui se passe pendant l’événement InterCoop. Il faudrait réfléchir à une manière, dans l’esprit du document, de gérer une situation telle que celle qui s’est présentée avant l’Intercoop 2025. Peut être mobiliser le groupe qui s’est intéressé au sujet le weekend dernier si tu as les noms ?

Réponse de Graoucoop à la lettre ouverte de Ticoop :

Nous signons avec vous ! On a résolu de le faire lors de notre dernier conseil coopératif en octobre 2025, même si c’est un peu tard. Il y a un travail collectif à faire dans les supercoops comme dans le reste de la société sur le patriarcat et les VSS qu’il engendre. On continue à s’associer à l’initiative d’échanges entre groupes de prévention-médiation, et on sera très disponibles en amont de la prochaine intercoop pour contribuer à la mise en place d’un « code of conduct ». Merci pour votre initiative et à bientôt ?

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Bonjour Julien,
Merci pour ton message !
Je l’indiquerai au prochain CA pour qu’on en parle.
A bientôt !
Audrey de Ti Coop

Bonjour à tou.tes.

Après débats inter

Communiqué de presse V5.pdf (106,2 Ko)

nes, et sur proposition de la co-présidence de Scopéli (44 - agglo de Nantes), notre instance de pilotage a décidé de demander le retrait de la plainte en diffamation déposée au Commissariat de Police de la Ville de Rezé le 17/01/25 contre Mme Sarah Joséphau, ancienne co-présidente (mandat 2019-2022). Scopéli souhaite le retrait de la plainte dans une optique d’apaisement.
La demande de retrait a été déposée officiellement au secrétariat du Procureur de la République (Tribunal judiciaire de Nantes) par notre conseil juridique le 19/02/26.
Pour information, nous vous prions de bien vouloir trouver en pièce jointe le Communiqué de presse qui accompagne cette demande de retrait de plainte.

Scopéli remercie chaleureusement toutes les personnes qui ont écouté de façon “neutre” le point de vue des membres de notre collectif présent.es lors de l’Intercoop 2025 à Mareil-Marly, organisée par Pop la Coop. A bientôt. Gilles

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Ma première pensée va pour Sarah à qui j’adresse tout mon soutien.

Réponse de Sarah suite au retrait de plainte :
(11) Post | Fil d’actualité | LinkedIn

:right_arrow: 1 an à vivre sous la menace d’une plainte déposée contre moi au nom de 3000 personnes et à documenter des pratiques de harcèlement.
:right_arrow: 10 kg de pris en quelques mois lorsque le harcèlement a repris, comme lors des violences à Scopéli en 2022. La dégradation de la santé qui va avec.
:right_arrow: 100 journées où j’ai concrètement dû mettre de l’énergie pour me défendre.
:right_arrow: 1000 € (en vrai c’est +) de frais d’avocats pour me défendre, et ce n’est pas fini.
:right_arrow: 10 000 mots de communiqués pédagogiques rédigés pour dénoncer (+ les pancartes du cortège pédagogique de la manif contre les VSS de Rezé).

Pour Scopéli c’est ZÉRO.
0 reconnaissance de la violence d’une plainte suite à un signalement de VSS
0 mesure mise en place
0 enquête interne ou externe
0 formation
0 vice-présidente, celle-ci ayant démissionné en quelques mois, après s’être usée auprès de ces personnes âgées utilisant la coopérative pour attaquer
0 chance que leur plainte donne quelque chose tant elle est vide, selon le récent retour de leur avocat

C’est après avoir laissé courir la plainte pendant plus d’un an, et constaté l’échec de cette attaque illégitime que Scopéli cherche à prendre le beau rôle en annonçant maintenant un retrait de la plainte !

Soulagement d’un côté (sous réserve qu’ils le fassent vraiment, récépissé à l’appui), indignation de l’autre : Le président explique ce retrait de plainte : “La jeune génération nous attend sur les questions de “respect de la personne” Ce n’est pas seulement une vision opportuniste, ça va nous aider à diversifier notre sociétariat.”

ZÉRO reconnaissance
– ni de l’abus coopératif d’une décision prise à 5 voix sur 12 au nom de 3000,
– ni des VSS,
– ni de la reprise du harcèlement depuis 2024
– ni du coût humain et financier de cette procédure

ET PIRE : une instrumentalisation du retrait de plainte pour “diversifier son sociétariat” “avec des jeunes personnes” qui ELLES se soucient du “respect de la personne”.
ZÉRO HONTE.
Cette procédure-bâillon qui n’a aucune consistance a des effets néfastes sur moi réels et puissants.

La responsabilité n’est pas uniquement celle d’un vieux président misogyne.

C’est celle des coopérateur·ices qui laissent des affichages dégradants et mensongers sur moi dans le magasin depuis 10 mois.

C’est celle de partenaires de Scopéli comme Réseau MAAD qui font le choix de rester aveugles et de normaliser les violences faites aux femmes.

C’est celle de Rezé Citoyenne sans qui cette plainte n’aurait jamais existé et qui refuse de s’en expliquer priorisant leur image pour les municipales.

Si retrait de plainte il y a, une étape sera franchie et je remercie les dizaines de personnes qui se sont mobilisées face à cette procédure-bâillon.

Le chemin vers une responsabilisation, formation et prise en charge des VSS (à Scopéli comme ailleurs) est encore long. Continuons à parler, à croire les victimes, à construire des alliances et à exiger réparation pour que l’impunité cesse, pour que les violences cessent :raised_fist:t4:

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Bonjour à toutes, bonjour Nadia.

@ : info@cooplalouve.fr

Je remercie Nadia pour la diffusion du Post LinkedIn de Mme Joséphau. Pour ce qui me concerne cela fait un moment que je refus de consulter les Posts de Mme Joséphau : trop de fiel !

Mme Joséphau accuse Scopéli de tous les maux depuis 2022, mais elle n’a jamais souhaité porter plainte.

Pour ce qui concerne Scopéli, nous préférons être un projet ouvert à tou.tes, nous préférons produire de l’intelligence collective, nous référons produire du désir. Donner aux autres l’envie de nous rejoindre, sur la base de notre projet et de ses valeurs.

Scopéli invite chaleureusement Nadia et les Coops qui le souhaitent à venir chez Scopéli (44) samedi 28 mars entre 10h et 17h à l’occasion de notre journée “portes ouvertes de printemps”. Ce sera l’occasion de d’échanger librement avec les personnes présentes, de voir de visu ce qui se passe chez nous.

DEF_AfficheA3-JPOPrintemps-Scopeli-28-Mars-2026.pdf (1,2 Mo)

Scopéli va bien, et communiquera sur ses actus et ses projets dans les semaines et mois à venir.

Coopérativement. Gilles Sauvage (co-président mandat 2025-2028)

Ton dernier message est glaçant et hors sujet.
Je préfère me dire qu’il n’engage et représente que toi et non Scopéli et ses milliers de coopérateurs.

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Mais enfin, STOP !

Quand il n’utilise pas chatGPT pour communiquer comme pour son communiqué de presse partagé plus haut (vérification possible ici : https://www.zerogpt.com/ ), la teneur des propos de ce vieux monsieur sont tout de suite dans un autre registre.

On ne sent plus du tout “l’optique d’apaisement”. On sent qu’aujourd’hui encore s’il recevait un signalement de VSS dans sa structure il ignorerait voire attaquerait les victimes. On voit son vrai visage avec ces mots spontanés, et en effet c’est glaçant.

Il ne voit même pas en quoi dire “Pour ce qui me concerne cela fait un moment que je refuse de consulter les Posts de Mme Joséphau : trop de fiel !” montre l’ampleur de son irresponsabilité et son incapacité de remise en question.

Il ne voit pas que la post-vérité tentée en disant “Mme Joséphau accuse Scopéli de tous les maux depuis 2022”, alors qu’un article de presse issu d’un travail d’enquête auprès de nombreuses personnes de Scopéli dit exactement le contraire, montre ses grotesques et multiples tentatives de décrédibilisation de ses victimes, comme le font finalement à peu près tous les auteurs de violences.

Il ne se rend pas compte qu’en disant “mais elle n’a jamais souhaité porter plainte.” il confirme n’avoir pas suivi la moindre minute de formation sur les Violences Sexistes et Sexuelles et être tout à fait ignorant de la réalité de ce qu’est la justice en France sur ces sujets. Plus d’un an après le signalement de VSS dans la structure dont il est responsable juridique, il n’a pas su suivre une seule formation sur le sujet et ce n’est toujours pas au programme. Quel énième aveu d’inconséquence en plus d’un manque d’humilité dangereux.

Au passage, pour information, notre co-présidente a déjà démissionné, au bout de quelques mois seulement. Ce n’est pas les 35 femmes qui ont déjà décliné sa proposition d’être le binôme de Gilles Sauvage qui vont le rejoindre maintenant qu’elles l’ont vu à l’œuvre.

À Nantes cette affaire est connue comme la honte de l’ESS locale… le cas d’école par excellence.

À Scopéli, nous sommes nombreux·ses à avoir quitté la coopérative depuis la plainte en raison de :

  • sa dérive démocratique : on ne nous a jamais dit qui était les 5 personnes qui avaient décidé de porter plainte en notre nom malgré nos demandes

  • du déni des VSS : on voit dans le communiqué de presse partagé qu’il n’y a aucune reconnaissance des violences comme le souligne Sarah

  • du refus de s’informer et se former sur les VSS pour cesser de reproduire des violences sur les femmes : il s’illustre ici

  • de l’instrumentalisation de la coopérative par les auteurs de violences via la plainte mais pas que : le discrédit sur Sarah est tenté de manière massive sur le territoire nantais. Des exemples auxquels j’ai eu accès parmi d’autres : des coopérateurices qui souhaitent quitter la coopérative pour ne pas soutenir la procédure-bâillon contactées directement par la présidence pour expliquer que “Sarah a des problèmes psychiatriques”. Ou encore des journalistes et des collègues de Sarah qui sont informé·s personnellement par la présidence que “Ça va loin avec Sarah, elle fait de l’usurpation d’identité” : on voit plus haut dans ce forum que c’est la stratégie de Gilles Sauvage que de tenter le discrédit par ce motif juridique ciblé contre Sarah. Instrumentalisation totale puisque ce n’est ni de l’usurpation d’identité, ni le fait de Sarah.

Ces exemples et ces pratiques sont honteuses ! Le président devrait démissionner rien que sur cette base ! Il nuit à notre coopérative et à son image, comme ici. S’il agissait dans l’intérêt de la coopérative, ça ferait longtemps qu’il aurait cessé de tenter de s’imposer.

Et donc malheureusement Nadia, c’est bien lui la seule voix qui représente Scopéli à l’extérieur, il s’est accaparé ça. Aucune instance de notre coopérative n’est un garde-fou suffisant face à des comportements autoritaristes. Il n’y a aucune voix dissidente qui prendra le risque de s’élever et donc de se faire attaquer. Ils ont fait de Sarah un exemple : vous parlez des violences dans la coop ? vous serez attaqué·e sans relâche. Les gens préfèrent se protéger et partir, et je comprends, c’est ce que j’ai aussi fait. Scopéli est devenu un repoussoir pour les personnes qui cherchent un espace bienveillant pour tout le monde, les femmes y compris.

Monsieur Sauvage, merci de cesser le harcèlement que vous avez entamé en 2022 et que vous poursuivez aujourd’hui avec acharnement contre celle encore capable de parler.

Soutien aux victimes pour qui les conséquences sont encore bien présentes, et je souhaite de la force à celles qui continuent à dénoncer les violences.

Signé un scopélien en colère qui refuse de subir des représailles.

PS : Pour rappel, ce dont Scopéli n’a jamais voulu dire un mot et dont la journaliste témoigne : “Pour cet article, nous avons échangé avec d’anciennes salariées ou personnes en position de responsabilité qui ont quitté Scopéli en raison des tensions de 2022. Il n’a pas été facile pour elles de témoigner et de revenir sur une page qu’elles avaient essayé de tourner. Pour elles, les conséquences sont encore palpables aujourd’hui : certaines sont encore sans travail, leur santé psychique a été impactée, plusieurs ont renoncé à un logement en habitat participatif parce que l’un des coopérateurs qu’elles considèrent avoir été violent faisait partie du projet. Elles s’inquiètent aussi pour leur réputation dans le milieu de l’économie sociale et solidaire (ESS), ou plus globalement militant. Nous avons également échangé avec plusieurs coopératrices outrées que leur coopérative porte plainte contre leur ancienne coprésidente et qu’elle ne regarde pas droit dans les yeux le sexisme en son sein.”

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Bonjour.

Mon plus grand soutien envers Sarah.

Merci Nadia pour le partage important et merci au scopélien en colère pour ce témoignage.

Au Troglo nous n’avons pas eu de cas de VSS (à ma connaissance), mais nous avons eu d’autres types de violences notamment envers les salariés, et nous n’avons pas su les gérer collectivement. Face à la même situation que chez Scopeli, je suis persuadé que nous aurions reproduit à peu près les mêmes choses.

Le Troglo a fermé, heureusement pour les salariés qui avaient déjà beaucoup trop subi, mais la structure n’était pas du tout prête à faire face à ça.

Il est urgent de réfléchir et de mettre en place ce qu’il faut pour que nos structures ne puissent reproduire ce genre de violences et puissent protéger les personnes victimes, collectivement et non individuellement.

Soutien à Sarah et aux autres victimes.

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Bonjour à toutes et tous,

À titre personnel, si je me retrouvais mis en cause dans une telle situation et me sentant dans mon bon droit, ce qui me semblerait être en accord avec les principes et valeurs que nous promouvons, et dans un réel soucis de clarté et d’apaisement réel, je démissionnerais du poste de président et convoquerais une AG, quitte à me représenter, pour que toutes les sensibilités puissent s’exprimer clairement et que la sauvegarde et la continuité sereine du projet soient assurées.

En effet, à ma lecture (personnelle encore une fois), ce communiqué de presse a un parfum de “dans notre grande sagesse nous retirons notre plainte”. Le communiqué commence par “La coopérative a écrit au Procureur…”, et à lire les diverses interventions “qui” parle derrière “La coopérative” n’est pas du tout clair, et la légitimité réelle du comité de pilotage ne semble pas, de l’extérieur en tous cas, et de l’intérieur pour certain·es au moins, bien assurée. Appeler les membres en AG serait il me semble une solution de re-légitimisation du comité de pilotage actuel, ou de construction d’une nouvelle gouvernance. Là j’ai l’image du couteau que l’on retourne dans la plaie.

Bien entendu il s’agit là de mon ressenti de non membre de Scopéli.

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Hello tout le monde,

Voici le dernier article sur l’affaire :
Article Scopéli à Rezé _ le conflit devient politique - Médiacités- Janvier 2026.pdf (1,6 Mo)

Scopéli : le conflit devient politique alors qu’une plainte vise toujours une ex‐coprésidente

Loin de ses étals, la gouvernance du supermarché coopératif de Rezé est toujours
empêtrée dans un conflit avec une ancienne coprésidente, sur fond d’accusations de
violences sexistes. Celle-ci interpelle la mairie et sa liste Rezé Citoyenne (divers
gauche) qui entretient des liens avec Scopéli.

Le 13 décembre dernier, sur l’esplanade Rosa Parks à Rezé, près d’une centaine de personnes
s’apprêtent à prendre le départ d’une marche contre les violences faites aux femmes organisée
par la mairie. Mais vers 10h30, une contre-manifestation s’invite dans la manifestation. Une
quinzaine de personnes surgissent avec un mégaphone et des pancartes « Scopéli : retirez la
plainte », « Rezé doit protéger, pas mettre en danger ».

Parmi les manifestants, on trouve Sarah Joséphau, ancienne coprésidente de Scopéli, visée par une plainte pour « dénonciation non publique » déposée en janvier 2025 par le supermarché coopératif rezéen. Une « procédure-bâillon », avait-elle dénoncé publiquement en mai 2025, la visant pour avoir révélé des violences sexistes (« injure, diffamation et harcèlement moral ») au sein de la structure. Nous avions raconté ce conflit dans une première enquête de Mediacités.

Des ‹ ‹ scopéliens › › très proches de la municipalité

Au départ de la marche, ce 13 décembre, l’action inopinée crée un cafouillage. « Quel est le rapport avec la Ville et [la liste] Rezé citoyenne ? », demande une organisatrice. « Rien n’est avéré », persifle une personne âgée qui prend le large. Si pour certains les liens ne sautent pas aux yeux, ils sont pourtant resserrés entre Scopéli et Rezé citoyenne,
le mouvement (divers gauche) qui administre la ville de Rezé depuis 2020.

Certains « Scopéliens » sont en effet très proches des élus de la municipalité, voire se sont présentés sur la liste de Rezé citoyenne, qui avait battu le sortant Gérard Allard (PS) il y a six ans, sur fond de zizanie à gauche. C’est précisément le mouvement local rezéen qui avait reçu en octobre 2024 un courriel d’alerte de Sarah Joséphau – retransféré directement, sans l’anonymiser, à… Scopéli. Dans celui-ci, l’ancienne coprésidente dénonçait l’invitation à un événement de son successeur Olivier Noël, accusé d’avoir couvert des faits de dénigrement et de harcèlement sexiste au sein de la structure. Ce qui l’avait poussée au départ avec six autres femmes en 2022.

Ces derniers mois, la gouvernance de Scopéli s’interroge dans quasiment toutes ses réunions sur la façon de répondre à ces accusations. « Quelle était la volonté de Madame Joséphau ? Permettre de mettre au jour des comportements à changer, ou bien nuire à la réputation de Scopéli qu’elle avait quitté subitement ? », lit on par exemple dans un compte rendu affiché depuis le mois de mai dans les couloirs de Scopéli.

''Rézé Citoyenne se retrouve pris entre deux feux"

Quelle position adopte la mairie face à ce conflit ouvert, dans une organisation proche, également soutenue par Nantes Métropole ? Pierre Quénéa, adjoint à l’économie sociale et solidaire, soutient Scopéli : « C’est une structure à laquelle nous tenons, qui donne du sens et dont on a besoin à Rezé ». Pour autant, pas question pour lui d’interférer dans l’affaire. « C’est un problème interne (…). Je trouve que c’est de la manipulation », s’irrite de la contre-manifestation celui qui est aussi conseiller métropolitain (ex-PS).
L’élu déclare d’ailleurs ne pas avoir abordé le sujet lors de sa dernière rencontre avec les actuels coprésidents, à l’automne.

De son côté, la maire de Rezé, Agnès Bourgeais – qui a succédé à Hervé Neau, décédé en 2022 – a échangé à la fin de la manifestation avec Sarah Joséphau. Au téléphone, l’édile (divers gauche) reconnaît aujourd’hui auprès de Mediacités que « Rezé citoyenne se retrouve prise entre deux feux ». Elle concède que le transfert du mail d’alerte à Scopéli « était peut-être une maladresse, commise dans la précipitation » et a décidé d’aborder le sujet avec la coprésidence de Scopéli d’ici à fin janvier. Tout en déclarant que ce n’est ni à elle, maire de Rezé, ni à Rezé citoyenne, d’être juges dans ce conflit. Une position pour le moins délicate.

Chez Scopéli, « tout le monde semble désolé de voir que cette situation continue d’occasionner de la souffrance », déclare Morgane Dubois, actuelle coprésidente de Scopéli (l’autre coprésident, Gilles Sauvage, mis en cause pour des « propos violents » par Sarah Joséphau, n’a pas souhaité répondre). Le supermarché coopératif pourrait-il retirer sa plainte ? « Selon l’avis dominant, le retrait n’amènerait pas forcément de résolution du confit avec Sarah Joséphau. Des gens qui s’estiment également violentés par elle ne le souhaitent pas », répond la coprésidente.

En novembre, la gouvernance de la coopérative s’est réunie avec une médiatrice externe pour avancer sur ce conflit. Les échanges ont conduit à la décision d’interroger l’ensemble des 3 000 coopérateurs. « Nous souhaitions organiser un sondage anonymisé, avec des informations les plus impartiales possibles, notamment tous les éléments fournis par Sarah », décrit Morgane Dubois.

Enquête au point mort

Le processus a toutefois été suspendu après la réception, le 10 décembre 2025, d’une lettre de mise en demeure de la part d’un avocat de Sarah Joséphau. « Je ne voulais pas que ma vie privée et des choses dégradantes, comme celles qui circulent dans leurs boucles mail ou sont affichées dans le magasin, soient envoyées et stockées pour une durée illimitée dans 3 000 boîtes mail », dit-elle.

Un an plus tard, l’enquête policière et judiciaire enclenchée suite à la plainte semble en tout cas au point mort, aucune des parties prenantes n’ayant de nouvelles récentes. Mais, à la manière d’un « effet Streisand » (ou effet boomerang), son dépôt qui cherchait à dénoncer des « diffamations non publiques » continue de mettre en lumière les divergences au sein de la coopérative sur la gestion d’accusations de sexisme ou de harcèlement.

Depuis cette affaire, un groupe interne de prévention des violences sexistes a néanmoins été créé par la structure, en avril 2025. Parmi les chantiers à venir : conférences, création d’un baromètre des violences, procédures de médiation interne.

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Bonsoir à toutes et tous,

Je suis profondément choquée par la teneur des derniers messages sur ce forum et par l’acharnement contre Gilles.

J’en suis sincèrement navrée mais je ne souhaite pas continuer à me / nous justifier ou expliquer. Cela fait plus d’un an que ça dure, cela durera encore a priori, et cela me coûte trop.

Je dirai simplement ceci :

  • les décision qui ont été prises l’ont été par notre instance décisionnelle, sur recommandation de la co-présidence (moi à l’époque + Gilles. Oui, moi aussi. Au risque de décevoir certaines personnes, je n’ai jamais été victime d’une domination patriarcale dans mon binôme. Nous échangions, nous débattions. Si nous avons fait des erreurs c’était à deux, et heureusement que nous étions deux pour traverser ce que nous avons traversé).
  • au sujet du post Linkedin de Sarah, je ne souhaite ni revenir dessus ni commenter, cela n’aurait aucun effet si ce n’est de déclencher davantage de critiques voire de haine (vous trouverez ce terme peut-être un peu fort mais c’est ce que je ressens à travers les derniers commentaires). Cela étant dit je REFUSE que Sarah se permette de s’exprimer à ma place (ce qu’elle reproche par ailleurs aux hommes de la gouvernance de Scopéli, car les Scopéliennes leur seraient toutes soumises…). Je l’exprime ici comme je l’ai fait lors de notre dernière AG en février : j’ai démissionné de mon poste de co-présidente car j’ai retrouvé un travail à temps plein qui ne m’aurait pas permise de continuer dans mes fonctions avec le même niveau d’engagagement.

Je remercie donc les personnes qui me lisent de ne pas attribuer de faux prétexte à cette décision, surtout si c’est encore pour “descendre” Gilles.

Ce message me laisse vraiment un goût amer, dur de devoir se résoudre à écrire ça sur un forum intercoop. Je renouvelle mon soutien à toutes les personnes meutries par cette situation et nous souhaite de nous en sortir.

Morgane

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