Mais enfin, STOP !
Quand il n’utilise pas chatGPT pour communiquer comme pour son communiqué de presse partagé plus haut (vérification possible ici : https://www.zerogpt.com/ ), la teneur des propos de ce vieux monsieur sont tout de suite dans un autre registre.
On ne sent plus du tout “l’optique d’apaisement”. On sent qu’aujourd’hui encore s’il recevait un signalement de VSS dans sa structure il ignorerait voire attaquerait les victimes. On voit son vrai visage avec ces mots spontanés, et en effet c’est glaçant.
Il ne voit même pas en quoi dire “Pour ce qui me concerne cela fait un moment que je refuse de consulter les Posts de Mme Joséphau : trop de fiel !” montre l’ampleur de son irresponsabilité et son incapacité de remise en question.
Il ne voit pas que la post-vérité tentée en disant “Mme Joséphau accuse Scopéli de tous les maux depuis 2022”, alors qu’un article de presse issu d’un travail d’enquête auprès de nombreuses personnes de Scopéli dit exactement le contraire, montre ses grotesques et multiples tentatives de décrédibilisation de ses victimes, comme le font finalement à peu près tous les auteurs de violences.
Il ne se rend pas compte qu’en disant “mais elle n’a jamais souhaité porter plainte.” il confirme n’avoir pas suivi la moindre minute de formation sur les Violences Sexistes et Sexuelles et être tout à fait ignorant de la réalité de ce qu’est la justice en France sur ces sujets. Plus d’un an après le signalement de VSS dans la structure dont il est responsable juridique, il n’a pas su suivre une seule formation sur le sujet et ce n’est toujours pas au programme. Quel énième aveu d’inconséquence en plus d’un manque d’humilité dangereux.
Au passage, pour information, notre co-présidente a déjà démissionné, au bout de quelques mois seulement. Ce n’est pas les 35 femmes qui ont déjà décliné sa proposition d’être le binôme de Gilles Sauvage qui vont le rejoindre maintenant qu’elles l’ont vu à l’œuvre.
À Nantes cette affaire est connue comme la honte de l’ESS locale… le cas d’école par excellence.
À Scopéli, nous sommes nombreux·ses à avoir quitté la coopérative depuis la plainte en raison de :
-
sa dérive démocratique : on ne nous a jamais dit qui était les 5 personnes qui avaient décidé de porter plainte en notre nom malgré nos demandes
-
du déni des VSS : on voit dans le communiqué de presse partagé qu’il n’y a aucune reconnaissance des violences comme le souligne Sarah
-
du refus de s’informer et se former sur les VSS pour cesser de reproduire des violences sur les femmes : il s’illustre ici
-
de l’instrumentalisation de la coopérative par les auteurs de violences via la plainte mais pas que : le discrédit sur Sarah est tenté de manière massive sur le territoire nantais. Des exemples auxquels j’ai eu accès parmi d’autres : des coopérateurices qui souhaitent quitter la coopérative pour ne pas soutenir la procédure-bâillon contactées directement par la présidence pour expliquer que “Sarah a des problèmes psychiatriques”. Ou encore des journalistes et des collègues de Sarah qui sont informé·s personnellement par la présidence que “Ça va loin avec Sarah, elle fait de l’usurpation d’identité” : on voit plus haut dans ce forum que c’est la stratégie de Gilles Sauvage que de tenter le discrédit par ce motif juridique ciblé contre Sarah. Instrumentalisation totale puisque ce n’est ni de l’usurpation d’identité, ni le fait de Sarah.
Ces exemples et ces pratiques sont honteuses ! Le président devrait démissionner rien que sur cette base ! Il nuit à notre coopérative et à son image, comme ici. S’il agissait dans l’intérêt de la coopérative, ça ferait longtemps qu’il aurait cessé de tenter de s’imposer.
Et donc malheureusement Nadia, c’est bien lui la seule voix qui représente Scopéli à l’extérieur, il s’est accaparé ça. Aucune instance de notre coopérative n’est un garde-fou suffisant face à des comportements autoritaristes. Il n’y a aucune voix dissidente qui prendra le risque de s’élever et donc de se faire attaquer. Ils ont fait de Sarah un exemple : vous parlez des violences dans la coop ? vous serez attaqué·e sans relâche. Les gens préfèrent se protéger et partir, et je comprends, c’est ce que j’ai aussi fait. Scopéli est devenu un repoussoir pour les personnes qui cherchent un espace bienveillant pour tout le monde, les femmes y compris.
Monsieur Sauvage, merci de cesser le harcèlement que vous avez entamé en 2022 et que vous poursuivez aujourd’hui avec acharnement contre celle encore capable de parler.
Soutien aux victimes pour qui les conséquences sont encore bien présentes, et je souhaite de la force à celles qui continuent à dénoncer les violences.
Signé un scopélien en colère qui refuse de subir des représailles.
PS : Pour rappel, ce dont Scopéli n’a jamais voulu dire un mot et dont la journaliste témoigne : “Pour cet article, nous avons échangé avec d’anciennes salariées ou personnes en position de responsabilité qui ont quitté Scopéli en raison des tensions de 2022. Il n’a pas été facile pour elles de témoigner et de revenir sur une page qu’elles avaient essayé de tourner. Pour elles, les conséquences sont encore palpables aujourd’hui : certaines sont encore sans travail, leur santé psychique a été impactée, plusieurs ont renoncé à un logement en habitat participatif parce que l’un des coopérateurs qu’elles considèrent avoir été violent faisait partie du projet. Elles s’inquiètent aussi pour leur réputation dans le milieu de l’économie sociale et solidaire (ESS), ou plus globalement militant. Nous avons également échangé avec plusieurs coopératrices outrées que leur coopérative porte plainte contre leur ancienne coprésidente et qu’elle ne regarde pas droit dans les yeux le sexisme en son sein.”